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MolièreDu 13 mars au 25 avril

Les femmes savantes20h30

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Du 13 mars au 25 avril 2015.

Relâche le vendredi 10 avril 2015.                             

Avec:

  • Catherine AMEZIEUX ou Emma GINOUX : MARTINE
  • Albert ASSAËL : VADIUS
  • Jean-Paul CASTA : CHRYSALE
  • Noëlle CASTA : PHILAMINTE
  • Audrey DANCHESI : HENRIETTE
  • Didier DANVIEC : ARISTE
  • Bartolomé FERRIER : LEPINE / JULIEN / LE NOTAIRE
  • Emmanuel FRANVAL : TRISSOTIN 
  • Hélène KATSARAS : ARMANDE 
  • Alice SOMMERMONT : BELISE
  • Philippe VACCARO : CLITANDRE

Mise en scène / Noëlle CASTA

Décors / Raymond CECCALDI

Costumes / ALYSSEA CREATIONS

Régie / Patrice ANDRÉ

Affiche / Bruno JAILLET

« … Nous demandons, Sire, que votre bonté nous fournisse les moyens de faire valoir les talents dont la nature nous a pourvues, malgré les entraves que l’on ne cesse de mettre à notre éducation. Nous demandons à être éclairées, à posséder des emplois, non pour usurper l’autorité des hommes, mais pour en être plus estimées, pour que nous ayons enfin des moyens de vivre à l’abri de l’infortune… »                                    

Extrait d’une pétition des femmes du Tiers Etat (Janvier 1789).

                                                                

Dans cette famille, la mère, Philaminte, sa belle-sœur, Bélise et sa fille aînée, Armande, sont sous l’emprise de Trissotin, pédant flatteur et opportuniste. Pour asseoir son alliance avec la science et la philosophie et introduire un « bel esprit » dans sa famille, Philaminte offre Henriette, sa fille cadette, en mariage à Trissotin. Cette situation désole le reste de la famille car elle compromet les voeux d’Henriette, amoureuse de Clitandre. Le mari de Philaminte, Chrysale, et le frère de ce dernier, Ariste, vont tenter de déjouer la duplicité de Trissotin et de s’opposer aux « chimères » des trois « femmes savantes ». Une intrigue qui emprunte tour à tour les chemins de la farce, de la comédie amoureuse et du drame bourgeois pour aboutir à une conclusion habilement ménagée par les personnages qui : « de ce mauvais air ne sont point infectés »…          

      

LES FEMMES SAVANTES demeure l’une des pièces de MOLIÈRE les plus jouées. Telle est la force de MOLIÈRE : quatre siècles plus tard, ses femmes savantes vêtues des costumes de notre époque, nous atteignent toujours. Elles nous mettent en garde plaisamment contre la fragilité humaine, car les dangers de l’affectation et de la vanité existent pour ceux-là mêmes qui se battent au service des causes les plus justes.

                              

« On y est bien diverti tantôt par ces précieuses, ou femmes savantes, tantôt par les agréables railleries d’une certaine Henriette, et puis par les ridicules imaginations d’une visionnaire qui se veut persuader que tout le monde est amoureux d’elle. Je ne parle point du caractère d’un père, qui veut faire croire qu’il est le maître dans sa maison, qui se fait fort de tout quand il est seul, et qui cède tout dès que sa femme paraît. Je ne dis rien aussi du personnage de Monsieur Trissotin qui, tout rempli de son savoir et tout gonflé de la gloire qu’il croit avoir méritée, paraît si plein de confiance de lui-même, qu’il voit tout le genre humain fort au-dessous de lui. Pour bien juger du mérite de la comédie dont je viens de parler, je conseillerais à tout le monde de la voir et de s’y divertir sans s’arrêter à la critique des gens qui croient qu’il est d’un bel esprit de trouver à redire »

                             

Donneau de Visée, Le Mercure Galant, 12 mars 1672.

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